Maarten Gielen

En vitrine


Forme
– Billet d’inflation de 5 millions de mark de 1923 (Musée de la Banque Nationale de Belgique)
– 18 cires illustrant des maladies oculaires (Musée de la Médecine de Bruxelles)
– Rhinocéros sans corne (Musée Royal de l’Afrique Centrale de Tervuren)
– Matériel et technique de cambriolage (Musée de la Police de Bruxelles)

Concept
Avant sa fermeture pour des travaux de transformation en 2014, le contenu de l’exposition principale du Musée royal de l’Afrique centrale était resté en grande partie inaltéré depuis sa conception ... datant de 1958, quand le Congo était encore une colonie de la Belgique. Comparé aux medias de masse ou aux media sociaux avec ses updates instantanés, l’idée classique d’un musée qui n’intègre que très lentement les changements sociétaux semble avoir perdu de sa pertinence. En particulier, les expositions dites ’permanentes’, des mises en espace de la collection d’un musée qui ne changent que très rarement, sont du moins remarquables.

Si ces expositions ne changent pas (ou presque pas) matériellement, leurs signification qui se construisent à travers un contexte social sont belles et biens soumis aux changements. Car l’autorité scientifique ou politique, bref societal, sur lesquelles elles se construisent jaunit plus vite que le papier des légendes. Avec le temps qui passe, l’exposition devient alors un portrait des convictions de ses auteurs.

Faisant partie d’une recherche plus vaste sur ces lieux, j’ai décidé d’extraire de ces musées une petite série de pièces qui montrent des instances de fragilité. Des pièces sorties d’un espace d’exposition pour se retrouver dans un autre.

haut de page
Avec le soutien de | Spip | Se connecter | espace zinnodes