Olivia Mortier

A louer Te huur
Performance

Olivia Mortier propose la tentation comme convoitise de l’inaccessible. « A louer » est une réaction au contexte social actuel, à savoir La Crise qui n’en finit pas, parallèle à la montée en puissance de l’attrait pour le superficiel et le matériel. La vitrine et le présentoir à graines sont l’expression accrue de la consommation, la contradiction inévitable entre le bien montré à travers les vitrines et ce qui est, réellement, accessible. Dans cette installation l’artiste incite à la réflexion sur les tentations de l’idéal et l’illusoire tels que le marché insatiable fait miroiter au consommateur potentiel. Dans un premier temps la tentation prend la forme d’un dilemme : le choix entre une minuscule maison en porcelaine, précieuse et fragile face à une maison idéale, mais illusoire. Ensuite, le visiteur qui se pose la question est observé à travers la caméra par un spectateur, témoin de cette contemplation. Que se cache-t-il derrière l’image ordinaire du passant qui lèche la vitrine d’une agence immobilière prestigieuse ?

Bio
Après ses études de scénographie à Saint-Luc à Bruxelles, Olivia Mortier (1978, Lessines) travaille pendant plusieurs années dans le monde du spectacle. Elle s’inscrit à l’atelier sculpture de l’ académie royale des Beaux-arts de Bruxelles et y développe une recherche, utilisant différents médias comme la céramique, le son, la vidéo, la gravure entre autre, axée principalement sur et autour de la question de l’archétype de la maison comme représentation du soi dans l’art contemporain.
Son travail ne se cantonne pas à l’espace « atelier », elle réalise certains projets in situ, principalement en milieu naturel. Alors qu’elle se concentre de plus en plus sur la céramique, la question de la maison s’élargit à celle des individus et de leur rapport au territoire et à ses limites. Dès lors, la problématique se déplace de la représentation du soi à l’accès à cet espace qui distance les sujets les uns des autres.

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