Phase de réalisation

Profit & Rock’n Roll mops
(source d’inspirations)
Tinguely & Rauchenberg

vendredi 22 janvier 2010

Jean Tinguely

Tinguely n’était pas mécanicien, pas plus qu’il n’était technicien ou ingénieur. Aux yeux des spécialistes ses machines étaient construites de manière lamentable. Cependant Tinguely possédait le don infaillible de provoquer l’attention des passants, et d’établir ainsi une communication par l’emploi de mécanismes familiers qu’il détournait de leur sens et de leur finalité quotidienne. Avec Euréka une énorme machine conçue pour l’exposition nationale suisse de 1964, cette particularité apparut déjà comme une caractéristique essentielle de son art.
Imprégné des œuvres de Marcel Duchamp (Ready-made traduction : objets usuels ironiquement promus œuvres d’art) il s’inscrit dans l’esprit dadaïste qui se manifeste par la bouffonnerie provocatrice et la dérision souvent au cours de manifestations publiques. En 1959, la Biennale de Paris est inaugurée par André Malraux, au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, avec une machine produisant des peintures en série.

C’est un sculpteur qui, avant tout, utilise des matériaux de récupération auxquels il redonne vie en utilisant des moteurs pour les animer. Tinguely est maître incontestable dont l’œuvre compte parmi les manifestations les plus vivantes de la sculpture du XXe siècle..

Il remet en question l’académisme de l’art. Il crée ses machines dans le contexte des « trente glorieuses » (les années d’après la deuxième guerre mondiale) et de son « culte » du progrès. Construites en partie à l’aide d’objets de récupération, les « machines » de Tinguely, consciemment imparfaites, refusent le culte de l’objet neuf produit par une société de consommation. Il est en avance sur son temps en pratiquant le recyclage. Il a su se trouver « une place écologique » dans la société pour pouvoir faire ce qui lui plaisait. Dans une société ou la machine est de plus en plus présente, il l’introduit dans l’art en montrant son aspect ludique et inutile.
À l’instar de ses machines qui s’autodétruisent après trente minutes de fonctionnement, il délivre son message philosophique que dans la vie tout a une fin.

Robert Rauschenberg

L’approche de Rauschenberg fut parfois qualifiée de "Néo-Dada", label qu’il partageait avec le peintre Jasper Jonhs.
Rauschenberg disait vouloir travailler "dans l’intervalle entre l’art et la vie" ("in the gap between art and life"). Il interrogeait la différence entre les objets d’art et les objets de la vie quotidienne, dans la lignée de l’artiste dada Marcel Duchamp et de son œuvre, "Fontaine".

À partir de 1962, les peintures de Rauschenberg commencèrent à intégrer non plus seulement des objets trouvés, mais aussi des images - transférant des photographies sur des toiles au moyen de la sérigraphie.
Ce procédé permet à Rauschenberg d’interroger le principe de la reproductibilité de l’œuvre et de ses conséquences. En ce sens, son travail est contemporain de celui de Andy Warhol ; Rauschenberg et Jonhs étant tous deux fréquemment cités comme d’importants précurseurs du Pop Art.

Source : Wikipédia

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