Bruizar

Suite et prémisses de la dramaturgie Bruizar

mercredi 18 avril 2012

Suite de la dramaturgie

Plusieurs groupes différents forment cette bande : certains sont en métal, d’autres en plastic, d’autres en conserves ou encore recouverts de tuyaux à vent.
Certains sont sur échasses ou poussent de drôles de charrettes bruyantes et chantantes qui auraient servi à porter les courses des humains... Tous sont sonores et font beaucoup de bruits en se déplaçant.
Ils recherchent une façon de s’exprimer ensemble : pour cela, certains d’entre eux qui prennent alors le rôle de chef d’orchestre tentent de coordonner leurs mouvements, à la recherche d’une harmonie possible, d’une expression collective. Parfois cela réussi, parfois cela rate...l’important est d’essayer !
Afin de montrer qu’ils n’ont pas été appréciés à leur juste valeur, ils donnent aussi des petits morceaux d’eux-mêmes sur leur parcours, afin de laisser une trace sur leur chemin et d’éveiller les humains à ce qui les entourent.
Parfois, cela réussi, parfois... l’important est d’essayer !
En tout cas ils se libèrent au fur et à mesure, ils sont de plus en plus légers, on les entend de moins en moins, leur colère disparaît, ils s’apaisent et au bout du compte peuvent sereinement poursuivre leur chemin.

Prémisses de la dramaturgie
L’objectif
Création d’un orchestre dont les instruments seront principalement nos propres corps avec les mouvements et gestes qui en découlent, ainsi que des modules qui leur serviraient de prolongement.
Aucun son ne sera produit directement, de façon intentionnelle, mais ils résulteront toujours de l’amplification de nos mouvements et gestes quotidiens : marcher, courir, sauter,....
Les moyens
Imaginer et créer toutes sortes de dispositifs sonores qui rentrent dans ce cadre afin de créer un grand désordre orchestral !
Au final, quand toute sorte de sons auront été créés, on cherchera et utilisera les différents moyens musicaux qui serviront à organiser cette matière brute : chefs d’orchestres, chorégraphies, apprentissage des ’gestes sonores’ : sons, frappés, frottés, ... gestes pour contrôler la dynamique (fort/faible, rapide/lent,...) afin de pouvoir insuffler des directions sonores à notre grand chaos orchestral et par là créer des partitions musicales spontanées et improvisées !

En pratique
1° glaner, chercher, fouiner, découvrir des objets qui produisent des sons qu’on aime, qui nous attirent qu’on peut recycler pour les intégrer à notre orchestre. 2° imaginer des modules et des combinaisons permettant d’utiliser ses objets, suivants leurs formes, tailles, poids, types de productions sonores,... : par exemple, création de vêtements, d’objets à porter sur soi, chapeaux, tuniques, chaussures, semelles, ’armures’, avec des objets de récup’,...créer des vêtements sonores en sacs plastiques, des ’cerfs volants sonnants’, et tout ce qu’on peut imaginer avec les participants ; des modules à pousser, tirer, faire rouler, tourner, se lancer, traîner derrière soi, s’entrechoquer... avec des roues de vélo dans lesquelles on coince divers objets, des caddies, des cabas, des pièges à vents, ...
3° expérimentation de notre orchestre chaotique. Découvrir comment les différents éléments réagissent/interagissent.
4° inventer et apprendre les signes qui permettront de diriger les mouvements, les dynamiques, les intensités, ... Ceci donnera aussi une tonalité visuelle. Ces signes serviront de balises et ne devront pas être utilisés tout le temps, simplement pour créer des effets à des moments précis.
Ce projet (encore à développer/construire/imaginer) peut impliquer des plasticiens, musiciens, chorégraphes, bricoleurs, ...
Lors de la parade, on peut imaginer inviter l’un ou l’autre musiciens solistes, pour les confronter à l’univers que l’on aura créé (et vice versa) : trompette, saxophone, trombone, percussions ou piccolo.

Le résumé
Création d’un orchestre dont les instruments seront principalement nos propres corps avec les mouvements et gestes qui en découlent, ainsi que de modules qui leurs serviraient de prolongement.
Aucun son ne sera produit directement, de façon intentionnelle, mais ils résulteront toujours de l’amplification de nos mouvements et gestes quotidiens : marcher, courir, sauter,....

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